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Il y a beaucoup de choses à numériser – mettons-nous au travail!

Ärztin vor virtuellem Board mit ApplikationenNous ne pourrons pas éviter de concevoir les services de santé de manière plus efficace et de mieux relier entre eux les acteurs de la chaîne de traitement. Pour cela, il faut une numérisation des processus. Combien de e-health est nécessaire? 

 

Selon les analystes de l’International Data Corporation, la montagne de données en 2020 aura été multipliée par quarante ou cinquante en dix ans, jusqu’à un volume de données de 40 zettaoctets. En 2020, six téraoctets de données par individu seront enregistrés, ce qui correspond à trois millions de livres pour chaque terrien.

Les modèles d’affaires évoluent, dans le domaine de la santé publique également
Ce sont des Big Data de culture pure qui renferment d’énormes trésors. Il est très clair pour les experts que cela vaut la peine de les déterrer. L’analyse des données est de plus en plus importante et elle s’effectue avec de plus en plus de rapidité, de mobilité, indépendamment du moment et du lieu. Les Big Data deviennent des Smart Data. Elles modifient les modèles d’affaires dans tous les secteurs. Les techniciens peuvent faire appel à des spécialistes via des tablettes quand ils ont des problèmes d’utilisation de la technique médicale, les médecins peuvent se faire aider dans l’exploitation des clichés de scanographie ou d’IRM par des algorithmes qui accèdent à une banque de données dans laquelle de nombreux cas similaires anonymisés sont enregistrés. L’e-health a de nombreuses autres facettes. En partant d’une présentation de la Haute école zurichoise des sciences appliquées (Digital Health, l’avenir de la santé publique suisse, novembre 2017), ce sont le fitness, les médias sociaux et les portails de patients, les appareils portables, les processus e-health, la cybermédication, les dossiers électroniques de patients, la télémédecine, Tech Health, l’impression 3D, la robotique pour les opérations et la rééducation, la technique sensorielle, Big Data et Health Data Analytics, l’Internet des objets et l’intelligence artificielle. Il existe de nombreux éléments numériques à maîtriser et à utiliser.

Qui est champion du monde de l’e-health?
Dans quelle mesure les pays s’activent quand il s’agit de mettre en place l’ehealth? Aux États-Unis, les prestations hospitalières comme ambulatoires sont proposées par les grands prestataires de services de santé, qui agissent également comme des assureurs et se connectent en réseau avec leurs confrères. Ils utilisent la connaissance pour des traitements de meilleure qualité et plus rentables, en analysant d’importantes quantités de données provenant de leurs propres entreprises. Israël est en tête de l’implication des assurés via les dossiers électroniques des patients. En Europe, le Danemark est le pays en pointe en matière d’applications e-health avec un score de 0,87. Un score de un correspond à une adaptation à 100 % des applications e-health, un score de zéro par contre à aucune adaptation. En deuxième position se trouve la Finlande avec un score de 0,84. Suivent l’Espagne et les Pays-Bas (score 0,72). L’Allemagne atteint 0,37. Les données pour la Suisse ne sont pas encore disponibles. Les experts compétents classent cependant notre pays au même niveau que nos voisins nordiques. Une étude de la Fondation Münch répartit également les meilleures notes entre les pays scandinaves, alors que la France et l’Italie sont classées comme les pays ayant le plus faible débit en e-health. Le pays important restant est la Grande-Bretagne. Dans les quatre régions indépendantes du NHS (National Health Services) en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, on travaille en parallèle à la mise en réseau des cabinets médicaux avec les hôpitaux. Le NHS écossais s’est spécialisé dans le domaine de la télémédecine, par laquelle des patients dans des régions retirées peuvent se mettre rapidement en relation via des structures régionales de soins avec des experts dans des centres spécialisés. Une solution qui pourrait devenir importante en Suisse.

Hans Balmer

 
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